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Bikepacking in Massif Central (France)

"Hey, I’ve got another crazy idea. Why don’t we go bikepacking in the Massif Central?" Naturally, Ilone said yes as she always does, and so our autumn adventure began. We had four days to drive there, cover as much ground as possible, and get back. For me, it was also a chance to test my new gear and my new bike, which I’d bought for a trip around the world.

Considering the distance from home to the starting point, the idea of going to the Massif Central might have seemed far-fetched, but it didn't come out of nowhere. In 2022, when I participated in the French Divide, I was forced to drop out in Clermont-Ferrand, just 50 kilometers before the start of the race's deepest mountain range. While disappointed that I couldn't cross the region, I still had the entire race route in my possession, so it was only natural that I wanted to return.

“Mec j’ai encore une idée à la con, ca te dis d’aller faire du bikepacking dans le Massif Central ?” , bien évidemment Ilone a comme toujours répondu oui, et c’est comme ça qu’a débuté notre aventure automnale. Nous avions trois jours à disposition pour aller sur place en voiture, faire un maximum de kilomètres et rentrer. C’était aussi l’occasion pour moi de tester mon nouveau vélo avec le nouveau matériel que j’avais acheté en vue de mon tour du monde. 

L’idée d’aller dans le massif central, pouvait paraître farfelue étant donné la distance qui séparait notre maison du point de départ, mais elle n’est pas sortie de nul part. En 2022 lors de ma participation à la French Divide j’avais été contraint d’abandonner à Clermont-Ferrand, 50 petits kilomètres avant le début du massif montagneux le plus intéressant de la course. Déçu de ne pas avoir pu traverser cette région et avec encore tous les tracés de la course en ma possession, il m’a paru tout naturel de vouloir y retourner. 

On Thursday afternoon, I left work as early as possible to head to Ilone’s. She was already waiting for me, excited, with her bike strapped to the roof of the car and the trunk overflowing with gear. We had planned to leave Hartmannswiller at 6:00 PM, but didn’t actually set off until 8:30 PM. Laughing, we realized we had wasted a significant amount of time trying to figure out how to pack everything into the trunk of Ilone's Golf 4. Needless to say, we had to repack several times along the way.
After a three-hour drive, we parked and dozed for a few hours. I kept waking up to the sound of trucks and the bells of the nearby church. It was a short night and hard to get moving, but our excitement kept us going. We raided a bakery that had just opened and left as quickly as we had arrived. Looking back, it was more of a heist than a simple morning shopping trip. We were two fugitives chasing happiness, pursued by melancholy.

Nous sommes jeudi après-midi, je quitte le travail le plus tôt possible pour aller chez Ilone qui m’attend déjà surexcité, le vélo sur le toit de la voiture et le coffre plein d’affaires. Départ de Hartmannswiller initialement prévu à 18:00; vrai départ à 20:30. Le rire au bout des lèvres, nous avions perdu beaucoup de temps à trouver la bonne combinaison pour tout faire rentrer dans le coffre de la Golf 4 d’Ilone, et je ne vous parle pas du nombre de fois où nous avons modifié notre setup en cours de route. 

Après 3h de route nous nous arrêtons sur un parking pour somnoler quelques heures, constamment réveillés par le bruit des camions et des cloches de l’église adjacente. La nuit est courte et le réveil difficile, mais l’excitation nous tient éveillés. Nous dévalisons la boulangerie qui vient tout juste d’ouvrir et repartons aussi vite que nous sommes arrivés. En y repensant il s’agissait plus d’un braquage que d’un petit achat matinal. Nous étions deux fugitifs en quête de bonheur, traqués par la morosité. 

Around 9:00 AM, we finally arrived at Saint-Ours, the official starting point of our route. As if to remind me of the deep sadness I felt when I had to drop out of the race, the sky opened up and began to weep. Still, we were undeterred, hopping onto our complex machines and setting off on a new adventure with big smiles on our faces. Before long, we plunged into a wet, water-logged forest. Our progress was slow, our heavy bikes and tires slipping on mud and roots, which dampened our spirits. Fortunately, the scenery was magnificent, and the fog created a spectacle worthy of a top-tier film director. After meeting a few fellow mountain bikers, it was time for a break. Our stomachs were growling, and there were hardly any shops around. The idea of covering as much ground as possible slowly turned into an ode to moving slowly, and it became increasingly clear that we wouldn't reach the end of the trail. Regardless, what matters is cherishing the present moment and enjoying what you can. Pleonexia is an unfortunate human habit that often prevents us from enjoying life to the fullest.

Vers 9:00 nous arrivons enfin à Saint-Ours, départ officiel de notre route. Et comme pour me rappeler à quel point la tristesse m’avait envahie lors de mon abandon, le ciel s’ouvre et déverse ses larmes sur nous. On ne se laisse pas abattre et on prend le départ d’une nouvelle aventure au guidon de nos machines compliquées, le sourire jusqu’aux oreilles. Très vite on s’enfonce dans la forêt humide dont les sols sont imbibés d’eau. La progression est lente et mon vélo lourd, mes pneus glissent sur la boue et les racines de quoi mettre un coup au moral. Heureusement les paysages sont magnifiques et la brume nous sert un spectacle digne des plus grands réalisateurs. Après avoir rencontré quelques compères VTTistes, il est temps de faire une pause car le ventre crie famine et les commerces sont rares dans la région. L’idée de parcourir un maximum de kilomètres se transforme lentement en aude à la lenteur, et il devient de plus en plus clair pour nous que nous n’irons pas jusqu’à la fin de la trace. Peu importe, l’important est d’apprécier l’instant présent et de profiter de ce que l’on peut. La pléonexie est une fâcheuse habitude humaine qui nous empêche bien souvent d’apprécier notre vie à sa juste valeur. 

With our stomachs full and our feet dry, we set off again. We had no idea how many kilometers we would end up walking that day. The scenery unfolded before us, and fits of laughter came one after another. At every turn, a new side of the Massif Central revealed itself, slowly falling asleep in the scattered sunlight. Soon, the cold and humidity of the night descended, slowing our already sluggish pace. Through the mist, we scanned the landscape for a spot to pitch our tents, but the terrain, which had suddenly become wild and harsh, offered us nowhere to spend the night. Exhausted and pushed for time, we set up a makeshift camp on the outskirts of a small village called Pessade. We hoped that we might find a bakery in the morning. Our hands, numb from the cold, only worsened our slow pace, and cooking under these conditions felt like an insurmountable challenge. The only thing that gave me a little motivation at that moment was the thought of having a cup of hot tea to warm my soul.
The night was short, but our damp sleeping bags beckoned, and our heavy eyelids begged for sleep. Soothed by the sound of the wind in the trees and the rain gently hitting the tent, I drifted off in my brand-new NEMO sleeping bag. I almost forgot how vulnerable I was in this wild nature.

La panse pleine et les pieds secs nous reprenons la route, sans vraiment savoir combien de kilomètres nous allons parcourir aujourd’hui. Les paysages défilent et les fous rires s’enchaînent, chaque virage du chemin nous dévoilant une nouvelle facette du massif central qui s’endort doucement bercé par les rayons de soleil épars. Bientôt le froid et l’humidité de la nuit prennent le dessus ralentissant notre avancée déjà si lente. Dans la brume, nos yeux scrutent le paysage à la recherche d’un emplacement pour nos tentes mais le décor soudain devenu sauvage et hostile ne nous offre pas de place ou passer la nuit. Exténués et pris par le temps, nous posons notre campement de fortune à l’abord d’un petit village du nom de Pessade dans l’espoir d’y trouver une boulangerie au petit matin. Nos mains paralysées par le froid ne font qu’aggraver notre infinie lenteur, et cuisiner dans ces conditions m’apparaît comme un défi insurmontable. La seule chose qui me donne un peu de motivation à ce moment-là est l’idée d’avoir une tasse de thé chaud entre les mains pour réchauffer un peu mon âme.
La nuit va être courte mais nos duvets humides nous appellent et nos paupières lourdes nous supplient de dormir. Bercé par le bruit du vent dans les arbres et de la pluie qui s’abat gracieusement sur ma tente, je m’endors dans mon duvet Nemo flambant neuf me faisant presque oublier ma vulnérabilité dans cette nature déchaînée.   

Day 2: After a rough awakening and a hurried breakfast, we set off again on the increasingly muddy paths. My mood was at rock bottom, and the lack of a bakery didn't help matters. Fortunately, the sun came out today, and cows greeted us by the roadside, warming our hearts. Unlike yesterday, the dense forest faded away, replaced by expansive countryside dotted with quiet little villages like Besse-et-Saint-Anastaise, a town steeped in 1,000 years of history, which felt as if it had always been a part of the landscape.

Jour 2: Après un réveil plus que laborieux et un petit déjeuner mangé au lance pierre, il est temps de repartir sur les chemins toujours plus boueux. Le moral est dans les chaussettes et la boulangerie inexistante n’arrange pas les choses. Heureusement aujourd’hui le soleil est de sortie, tout comme les vaches qui nous saluent sur le bord des chemins en nous mettant du baume au cœur. Contrairement à hier, la forêt dense se raréfie et laisse place à des champs à perte de vue, parsemés de petits villages paisibles comme Besse-et-Saint-Anastaise, bourg chargé de 1000 ans d’histoire, qui semblent toujours avoir fait partie du paysage. 

Our pace didn't change, but the reason for our slowness wasn't the terrain or the weather—it was because we discovered so many enjoyable things. Here and there, forests with muddy paths would suddenly appear, swallowing us for a few minutes and making us lose track of time. Every minute, Mother Nature consoled us for our struggles and offered heart-wrenching sights as if to congratulate us for stepping out of our comfort zone. Looking at the glowing sky in the distance, tears of joy shared with my travel companion welled up in my eyes. A sense of euphoria enveloped us; the starry sky enveloped us, too.

Notre rythme n’a pas changé, mais la raison de notre lenteur réside plus dans les découvertes culinaires que dans la qualité du terrain et de la météo. Ca et là une forêt aux chemins boueux surgit de nulle part et nous engloutit quelques minutes, nous faisant oublier la notion de temps. Chaque minute mère nature nous offre un spectacle poignant comme pour nous réconforter dans la douleur de l’effort et nous féliciter d’être sortis de notre zone de confort. Le ciel qui s’embrase au loin me donne les larmes aux yeux, des larmes de joie partagées avec mon compagnon de voyage. L’euphorie nous engloutit; les étoiles aussi.

Among all the hamlets we passed through, the one that left the biggest impression on us was Cureyre. It was nearly 8:00 PM, and we still hadn't decided where we would stay for the night. As we stood between the few buildings in the hamlet trying to look at a map, a tall man wearing rubber boots emerged from a barn. We didn't know it yet, but we were about to become close with him. In the rustic tone peculiar to the region, he invited us to stay in his farm's barn, offering us a hot meal and some cheap red wine. The conversation flowed, and the night felt like it would last forever, which was fine by us. Getting close to and getting to know someone is one of the true joys of traveling. Tonight, I’ll get tipsy on cheap wine and fall asleep like a newborn on a mattress laid out right next to a tractor.

Parmi tous les hameaux que nous avons traversés il y en a un qui nous a particulièrement marqué: Cureyre. Il est alors presque 20 heures et nous ne savons toujours pas où nous allons loger ce soir. On décide de s’arrêter entre les quelques bâtisses du hameau pour analyser nos cartes, et c’est là que , sorti d’une grange surgit un grand personnage vêtu de bottes en caoutchouc. Nous ne le savons pas encore, mais nous allons nous lier d’amitié avec lui. De sa voix au ton rustique exclusife à la région, il nous invite à passer la nuit dans la grange de sa ferme, et nous convie à un repas chaud autour d’une bouteille de vin rouge bas de gamme. Les conversations s’enchaînent et l’heure recule, la soirée n’en finit pas et c’est très bien comme ça. Se lier d’amitié avec quelqu’un et apprendre à le connaître c’est ce qu’il y a de plus beau dans un voyage. Ce soir la piquette aura raison de moi et je m’endormirai comme un nouveau-né sur mon matelas posé non loin d’un tracteur.

Day 3: Though I was still tired from the day before, my phone woke me up around 7:00 AM. I hurriedly packed my bags, had breakfast with our new companion, and tried to get back on the road as soon as possible. The weather was perfect, and the paths seemed to have dried out. These were ideal conditions for enjoying the scenery. After leaving some of my gear in the barn, I hopped on my iron steed and resumed my journey toward freedom. Along the way, houses became increasingly scarce, and the barren landscape dotted with a few horses began to resemble the steppes of Kyrgyzstan. It just goes to show that you don't always need to go far to experience something new!

Jour 3: La tête encore lourde de la veille je suis réveillé par mon téléphone vers 7:00 du matin. Je me dépêche lentement de remballer mes affaires pour aller petit-déjeuner avec notre nouveau compagnon et reprendre la route au plus vite. La météo est au beau fixe et les chemins semblent avoir séché, des conditions parfaites pour apprécier pleinement le décor. Après avoir oublié quelques affaires dans la grange nous enfourchons nos destriers de fer et reprenons la route de la liberté. Sur notre tracé les habitations se font de plus en plus rares, et la nature chauve, peuplée de quelques chevaux, prend à s’y méprendre des airs de steppes Kirghizes. Comme quoi il n’y a pas toujours besoin de partir très loin pour être dépaysé ! 

We finally arrived at Aurillac, the third checkpoint of the French Divide that I hadn’t been able to reach before, and decided to take a lunch break. On the menu: tortillas with Parma ham, scrambled eggs, and minced parsley our companion had given us early that morning. Seeing us sitting on a city bench in our dirty clothes with three days of stubble, people might have mistaken us for homeless people. Yet, as I bit into my wrap, I felt as if I were eating a gourmet meal at a five-star restaurant. Fortunately, reality quickly caught up with me when I had to wash the dishes and properly pack my cooking gear into my panniers; after all, I didn't come here seeking comfort—it was quite the opposite.

Nous arrivons finalement à Aurillac, checkpoint numéro 3 de la French Divide que je n’avais pas réussi à atteindre, et décidons de faire une pause pour le déjeuner. Au menu: tortillas au jambon de parme avec des œufs brouillés et du persil finement ciselé que nous avait offert notre compagnon au petit matin. A nous voir sur les bancs de la ville avec nos habits crasseux et nos barbe de trois jours, on aurait pu nous confondre avec des sans-abris, et pourtant, en croquant dans mon wrap j’avais comme l’impression d’être assis dans un restaurant cinq étoiles à manger un plat d’exception. Heureusement la réalité m’a vite rattrapée quand il a fallu faire la vaisselle et ranger correctement tout mon matériel de cuisine dans mes sacoches; après tout je ne suis pas venu ici à la quête de confort, c’est même plutôt l’inverse. 

After a little chat with the locals and an almost mandatory stop at the bakery, it was time to set off again. Tomorrow, we’ll catch a train in Murat and return to our car. As we approached the Cantal Plateau, the roads became increasingly steep, and my mule became rigid and refused to move forward, forcing me to push it up every hill. My legs were burning, and I could only think of one thing: the taste of a freshly baked baguette spread with country-style pâté that I would eat that evening. "Come on, just a few more kilometers and we can stop!" Ilone, riding a 2-11 (To Eleven) Cycles gravel bike of absurd lightness, looks like she’s flying next to my M4 Sherman tank.

Après quelques discussions avec les locaux et un arrêt à la boulangerie presque obligatoire, il est temps de remettre les voiles, cap Murat d’où nous prendrons le train pour regagner notre voiture demain. A l’approche du plan du cantal les chemins sont de plus en plus raides, et ma mule aussi se raidie, refusant d’avancer et m’obligeant à la pousser en haut de chaque butte. J’ai les jambes qui brûlent et ne pense qu’à une chose: le goût de la baguette fraîche tartinée de pâté de campagne que je m’enfilerai ce soir. “Aller mec, encore quelques kilomètres et on pourra se poser !!”. Ilone, assis sur son gravel 2-11 Cycles d’une légèreté absurde donne l’impression de s’envoler à côté de mon char M4 Sherman.

Believe it or not, the most amazing bivouac spot on this trip was on top of a small hill scattered with volcanic rocks. The low sun gave us just enough light to set up our tents without using our headlamps. At the same time, it offered us an unforgettable sight. As soon as the red curtain closed, a strong wind began to howl, making us freeze to the bone. Once again, it was a restless night, and a torrential rain poured down, but it wasn’t enough to wake two exhausted adventurers. (Note to self: always bring earplugs when sleeping outdoors)

Bien que j’ai du mal à le croire, le spot de bivouac le plus incroyable de notre périple se trouve en haut d’une petite colline jonchée de pierres volcaniques. Le soleil rasant nous donne juste assez de lumière pour avoir le temps de monter nos tentes sans avoir besoin de nos frontales et nous offre en même temps un spectacle inoubliable. Sitôt le rideau rouge fermé, c’est le vent qui prend le dessus en nous frigorifiant sur place. Encore une fois la nuit sera agitée et la pluie torrentielle, mais rien de quoi réveiller deux aventuriers exténués. (Note à moi même: toujours avoir des bouchons d’oreille quand on pars dormir dehors)

Day 4: The final day of our trip. I woke up in a leaking tent. After repeated heavy rain, the floor of our non-waterproof tent was in terrible shape. So, we did what we could to pack up our wet gear. The sky was grey and overcast, blanketed in ominous clouds. It was as if the weather was sharing in our adventure and felt sad that today was our last day. At the foot of the hill, Murat, a medieval village in the Cantal region, awaited us. Every building in the village was made of dark volcanic rock. The residents seemed to live peacefully, welcoming us with big smiles in front of the bakery and at the café where we would stay later. Breakfast was unusually generous, with crêpes, extra-large pains au chocolat, various tarts, and even perfectly aged local cheese. Life in Murat is truly wonderful, and I would have loved to stay longer, but in the distance, I could already hear the train whistle. On the way to the station, a group of bikers we had exchanged a few words with gave us a warm send-off, and before we knew it, we were on a train packed with cyclists. It almost made me wonder if cars had vanished and everyone was traveling only by bike and train. Now, dream sweet dreams. The announcement for the terminal station played: "Clermont-Ferrand, please mind the gap between the steps and the platform!" The end of our journey was drawing closer with every passing moment.

Jour 4: C’est le dernier jour de notre escapade et je me réveille dans une tente qui a pris l’eau. Les averses à répétition ont eu raison du sol de ma tente qui manque d’étanchéité, alors on ne perd pas de temps et on remballe aussi bien que mal ses affaires humides. Le ciel est gris et triste, couvert de nuages menaçants. Comme si la météo vivait l’aventure avec nous et qu’elle soit triste que cette journée soit notre dernière.

En bas de la colline nous attend Murat, un village médiéval cantalien aux bâtisses toutes faites de pierres volcaniques sombres. Les habitants semblent y vivre paisiblement et nous accueillent avec de grands sourires devant la boulangerie et dans le café où nous nous installerons plus tard. Pour une fois le petit déjeuner est plus que copieux, crêpes, pains au chocolat XXL, tartelettes en tout genre, et même du fromage régional affiné à la perfection. Il fait vraiment bon vivre à Murat, et on aurait envie d’y rester plus longtemps, mais au loin j’entends déjà le sifflet du train. Le groupe de motards avec qui nous avions échangé quelques mots nous saluent chaleureusement alors que nous nous dirigeons vers la gare, et en un rien de temps nous sommes dans un train rempli de cyclistes sur leurs montures. On pourrait presque croire que les voitures ont disparu et que tout le monde n’utilise plus que le vélo et le train pour se déplacer. Dream sweet dreams, le terminus est annoncé: “Clermont-Ferrand, faites attention à l’espace entre le marchepied et le quai !”, et la fin de notre voyage arrive à grand pas.

After looking around the town a little and giving our bikes a quick clean, we started riding the final few kilometers to the car, greeted by the locals. What a joy it is to ride a bike! Encouraged by the surprised looks of passersby and the smiles of the grandmothers along the road, I felt like I could keep riding on my bike forever without stopping. But all good things must come to an end. Now, it is time to return home, tell our loved ones about this adventure, and dream of future travels.

Après une brève visite de la ville et un nettoyage express de nos vélos, nous entamons les derniers kilomètres qui nous séparent de la voiture, salués par les locaux. Quelle joie d’être assis sur un vélo ! J’ai l’impression d’être inarrêtable sur ma machine, encouragé par les regards ébahis des passants et le sourire des grands-mères en bord de route. Mais toutes les bonnes choses ont une fin, et il est maintenant temps de rentrer à la maison pour conter nos aventures à nos proches et rêver d’escapades futures.

Lastly, here is one of the many videos we filmed during this trip.